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Les recettes du patronat

Le Medef a publié ce 6 juin un volumineux document « pour peser dans le débat public ». L’organisation patronale juge possible de doubler la croissance, à 2,5% par an « à condition de mener collectivement des efforts considérables pour l’adaptation de notre système productif ». Une curieuse conception du collectif puisqu’il s’agit surtout de faire peser encore davantage ces considérables efforts sur les salariés et les ménages. Par exemple il faut, selon le patronat, toujours pas rassasié par les multiples cadeaux fiscaux dont il bénéficie depuis des années, « taxer davantage le revenu ou la consommation que les facteurs de production pour faire moins porter l’effort social et fiscal sur la production locale. Cette mesure de « dévaluation fiscale » réduit le coût du travail pour les entreprises et stimule l’offre ». Le hic c’est qu’en taxant davantage la consommation on réduit la demande et qu’en conséquence l’offre risque de tourner à vide. On voit bien que derrière ces arguties, le vrai sujet pour le patronat, c’est avant tout de baisser le coût du travail.


Quand les patrons du CAC40 se goinfrent

En 2017, les patrons du CAC40 ont gagné 187 millions €, soit 4,68 millions chacun en moyenne, l’équivalent d’environ 263 SMIC. C’est 7,8% de plus qu’en 2016 tandis que les dépenses moyennes par salarié des mêmes entreprises n’ont augmenté que de 1,8 % entre 2016 et 2017. La rémunération des dirigeants est en effet de plus en plus alignée sur les bénéfices réalisés par les actionnaires, ce qui explique qu’elle augmente au même rythme que les dividendes, plutôt qu’au rythme des salaires normaux. Ne serait-ce pas du côté des patrons et des actionnaires qu’il faudrait demander des « efforts considérables » (voir les recettes du patronat) ?


Au programme du Medef : sortir du social et du paritarisme

Pour Olivier Klotz, candidat pour succéder à Pierre Gattaz à la tête du Medef le 3 juillet, «le travail des partenaires sociaux ne sera plus de négocier des accords nationaux interprofessionnels -ou alors marginalement- ou de gérer des organismes sociaux en concurrence». Un programme qui sonnerait le glas du modèle social français que FO a contribué à mettre en place et que nous défendons. Ce modèle a en effet permis que 93% des salariés soient protégés par une convention collective ou un statut. Et que les organismes (tels que la sécurité sociale, l’assurance chômage ou la gestion collective de la formation professionnelle…), financés par du salaire différé, soient logiquement gérés paritairement. A noter que FO combat d’ailleurs les tentatives actuelles du gouvernement visant à limiter voire supprimer le paritarisme et à contourner le syndicalisme.


Le FMI délivre tableau d’honneur au gouvernement français

« La France est maintenant devenue un chef de file des réformes en Europe », se félicite le Fonds monétaire international. Il enjoint toutefois le gouvernement français de « mettre en oeuvre ces réformes de manière résolue, de les suivre avec soin et de les renforcer si nécessaire ». Et il lui recommande « d’accroître la flexibilité des entreprises sur le plan de la formation des salaires de base » et de « réduire le champ d’application du mécanisme qui régit les salaires minimums ». Il préconise de simplifier les prestations sociales, de maîtriser les dépenses de santé en réformant les hôpitaux et les soins de base. Concernant la réforme des retraites en cours de consultation il suggère « de relever progressivement l’âge effectif de la retraite en tenant compte de l’allongement de la durée de vie », en plus de son objectif d’unifier les différents régimes. Etc, etc. Le FMI est toujours imaginatif quand il s’agit de taper sur les populations et les travailleurs.


TPS

Une seule séance de négociation à ce jour, le 23 mai. Conformément aux engagements de Stéphane Richard, la Direction ouvre la négociation pour proposer un dispositif de fin de carrière. La Direction ne veut pas s’engager sur une période pluriannuelle trop contraignante alors que le gouvernement annonce une réforme des retraites en 2019. FOCom a renouvelé son exigence de poursuite du TPS sur une durée de 3 ans. Pour y répondre, la Direction envisage un cadre sur 3 ans, mais un dispositif financier et calcul annuel. Les autres OS défendent, comme l’a fait la CGC par courrier à la Direction, que cette négociation embarque les autres sujets traités antérieurement dans l’accord intergénérationnel (jeunes et transmission). La Direction veut les traiter dans la GPEC. Nous souhaitons quant à nous donner un maximum de chances à la signature d’un accord TPS pour répondre à la forte attente des personnels concernés.


 

Tag(s) : #INFORMATIONS

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